Comprendre les solutions de financement pour mieux préparer vos projets
Retrouvez mes conseils et décryptages sur le financement immobilier, patrimonial et hypothécaire : solutions après 60 ans, prêt viager hypothécaire, regroupement de crédits, trésorerie et investissement immobilier.
22/08/2026
Aider ses enfants à acheter leur premier logement, constituer un apport, financer des études ou simplement leur donner un coup de pouce important est un souhait fréquent chez les propriétaires qui ont constitué un patrimoine au fil des années.
Mais une difficulté se présente souvent : disposer d’un patrimoine immobilier ne signifie pas nécessairement disposer des liquidités correspondantes.
Plutôt que de vendre un bien, certaines solutions de financement peuvent permettre de mobiliser une partie de sa valeur afin d’aider ses enfants tout en conservant son patrimoine.
Les besoins financiers des enfants apparaissent souvent à un moment où leurs parents disposent d’un patrimoine plus important qu’au début de leur vie active.
Cette aide peut notamment permettre de :
La question devient alors : comment dégager les liquidités nécessaires lorsque l’essentiel de son patrimoine est investi dans l’immobilier ?
Un propriétaire peut, selon sa situation, étudier un financement utilisant un bien immobilier comme garantie.
Une hypothèque peut alors être prise sur le bien au bénéfice de l’établissement prêteur. Le propriétaire conserve la propriété de son bien, mais utilise une partie de sa valeur pour obtenir un financement.
Le montant susceptible d’être accordé dépend notamment de la valeur et de la nature du bien, des éventuels crédits restant à rembourser, des revenus, de l’âge de l’emprunteur et des critères de l’établissement financier.
Cette approche permet ainsi de dissocier deux choses : conserver son patrimoine immobilier et disposer de liquidités pour réaliser un projet familial.
Pour un enfant souhaitant acquérir sa résidence principale, l’apport personnel peut représenter une étape importante du projet.
Les parents peuvent souhaiter lui transmettre une somme destinée à compléter son apport, financer certains frais liés à l’acquisition ou diminuer le montant qu’il devra lui-même emprunter.
Lorsque les parents disposent du capital nécessaire, cette aide peut naturellement provenir de leur épargne.
Mais lorsque leur patrimoine est principalement immobilier, un financement garanti par un bien existant peut permettre de dégager la trésorerie nécessaire, sous réserve de la faisabilité de l’opération.
Il convient ensuite de déterminer avec les professionnels compétents la manière dont cette somme sera juridiquement et fiscalement transmise à l’enfant.
Le financement et la donation sont deux opérations différentes.
Obtenir des liquidités grâce à son patrimoine immobilier ne dispense donc pas de respecter les règles civiles et fiscales applicables à leur transmission.
En France, un parent peut actuellement bénéficier d’un abattement de 100 000 € par enfant, renouvelable tous les 15 ans. Sous certaines conditions, un don familial de sommes d’argent bénéficiant d’une exonération supplémentaire pouvant atteindre 31 865 € peut également se cumuler avec cet abattement.
Les donations antérieures et la situation familiale doivent toutefois être prises en compte. Une donation peut également avoir des conséquences sur l’équilibre futur de la succession.
Pour une opération importante, il est donc prudent de faire valider la stratégie de transmission par un notaire ou un professionnel compétent en matière juridique et fiscale.
Il existe actuellement un dispositif fiscal temporaire particulièrement intéressant lorsqu’un parent souhaite aider un enfant à réaliser certains projets immobiliers.
Pour les sommes versées entre le 15 février 2025 et le 31 décembre 2026, certains dons familiaux d’argent peuvent bénéficier, sous conditions, d’une exonération spécifique lorsqu’ils servent notamment à acquérir un logement neuf ou en état futur d’achèvement destiné à la résidence principale, ou à financer certains travaux de rénovation énergétique.
Cette exonération peut atteindre 100 000 € par donateur et 300 000 € par bénéficiaire. Les fonds doivent notamment être utilisés dans les six mois et des conditions de conservation du logement s’appliquent.
Ce dispositif ne doit pas être confondu avec les abattements classiques sur les donations. Sa pertinence doit être vérifiée en fonction du projet précis de l’enfant.
Il n’existe pas une solution unique permettant de mobiliser son patrimoine pour aider ses enfants.
Selon l’âge, les revenus, le patrimoine et le projet, différentes formes de financement peuvent être étudiées.
Un prêt hypothécaire amortissable peut permettre d’obtenir un capital en contrepartie de remboursements réguliers.
Dans certaines situations patrimoniales, un financement in fine peut également être envisagé : le capital est alors remboursé au terme du financement selon les modalités prévues au contrat.
Pour certains propriétaires seniors, le prêt viager hypothécaire constitue une autre possibilité. Il permet de mobiliser une partie de la valeur d’un bien sans remboursement mensuel du capital et des intérêts dans sa formule classique. Les intérêts sont capitalisés et le financement est remboursé lors de son dénouement.
Chaque solution répond à une logique différente. Le choix doit donc être effectué en fonction de la situation globale du propriétaire et pas uniquement du montant qu’il souhaite transmettre.
Oui. L’âge ne signifie pas nécessairement qu’il faut renoncer à financer un projet familial.
Il peut cependant rendre certaines solutions bancaires traditionnelles plus difficiles à mettre en place, notamment en raison de la durée du financement ou de l’assurance emprunteur.
D’autres solutions accordent davantage d’importance à la situation patrimoniale et à la valeur des biens immobiliers détenus.
Le patrimoine constitué au cours d’une vie peut ainsi devenir un levier permettant d’aider ses enfants au moment où ils en ont besoin, plutôt que de leur transmettre exclusivement ce patrimoine lors de la succession.
Les deux possibilités ne répondent pas à la même logique.
Une donation transmet définitivement la somme à l’enfant. Un prêt familial prévoit au contraire son remboursement selon les conditions convenues entre les parties.
Le choix peut avoir des conséquences fiscales, civiles et successorales différentes.
Il est donc important de ne pas confondre la solution utilisée par les parents pour obtenir les liquidités avec la manière dont celles-ci seront ensuite transmises à l’enfant.
Le financement relève d’une analyse financière et patrimoniale ; la donation ou le prêt familial nécessite une réflexion juridique et fiscale adaptée.
Mobiliser son patrimoine pour aider ses enfants est une décision qui doit rester compatible avec ses propres besoins futurs.
Avant de s’engager, il est notamment important d’évaluer le montant réellement nécessaire, la capacité de remboursement lorsqu’elle est requise, le coût total du financement, les frais liés à la garantie et l’impact de l’opération sur le patrimoine restant.
Il faut également anticiper les conséquences d’une donation sur la succession et sur l’équilibre entre les différents héritiers.
Aider ses enfants ne doit pas fragiliser la situation financière des parents.
Un patrimoine immobilier n’est pas seulement destiné à être conservé puis transmis au moment d’une succession.
Dans certaines situations, il peut permettre de financer une aide familiale au moment où celle-ci est réellement utile, tout en conservant la propriété des biens immobiliers.
Achat d’un premier logement, apport, études, travaux ou transmission anticipée : plusieurs projets peuvent ainsi être étudiés.
L’enjeu consiste à déterminer combien mobiliser, avec quelle solution de financement et sous quelle forme transmettre les fonds, tout en préservant l’équilibre patrimonial des parents.
Une étude personnalisée permet d’identifier les solutions de financement envisageables en fonction du patrimoine, des revenus, de l’âge et du projet familial.
20/08/2026
Être propriétaire d’un bien immobilier représente un patrimoine important. Pourtant, cette valeur reste souvent immobilisée dans la pierre.
Lorsqu’un besoin de trésorerie apparaît, il peut être possible, selon la situation de l’emprunteur et les caractéristiques de son patrimoine, d’étudier un financement garanti par un bien immobilier.
Cette solution peut permettre de mobiliser une partie de la valeur de son patrimoine sans nécessairement vendre son bien.
La trésorerie hypothécaire consiste à obtenir un financement en apportant un bien immobilier en garantie.
Une hypothèque est alors prise sur le bien au profit de l’établissement prêteur. Le propriétaire conserve néanmoins la propriété de son bien et peut continuer à l’occuper ou à le louer selon sa situation.
La valeur du patrimoine immobilier constitue donc un élément essentiel de l’étude, mais elle n’est pas le seul critère pris en compte.
La situation financière de l’emprunteur, ses revenus, ses charges, son âge, son endettement, la nature du projet ainsi que les caractéristiques du bien donné en garantie sont également analysés.
Selon les critères de l’établissement financier, différents types de biens immobiliers peuvent être étudiés :
Le bien doit notamment présenter une valeur suffisante au regard du montant du financement demandé.
Une expertise immobilière peut être réalisée afin de déterminer la valeur retenue par l’établissement prêteur.
La totalité de la valeur du bien immobilier n’est généralement pas financée.
L’établissement prêteur détermine un montant maximal en fonction notamment de la valeur du bien apporté en garantie et du ratio hypothécaire qu’il accepte.
Exemple simplifié :
Un propriétaire possède un bien estimé à 500 000 €.
Cela ne signifie pas qu’il pourra emprunter 500 000 €. Le montant réellement envisageable dépendra du ratio retenu par l’établissement financier, mais également de l’ensemble de la situation de l’emprunteur.
La valeur immobilière constitue donc une garantie importante, mais elle ne dispense pas d’une étude complète du dossier.
La trésorerie obtenue grâce à un financement hypothécaire peut répondre à différents besoins personnels ou patrimoniaux, selon les conditions du financement proposé.
Elle peut notamment permettre de :
L'utilisation des fonds dépend toutefois du produit financier et des conditions fixées par l'établissement prêteur.
Non.
C’est précisément l’un des intérêts d’un financement garanti par une hypothèque : mobiliser une partie de la valeur de son patrimoine tout en restant propriétaire du bien.
L’hypothèque constitue une garantie accordée au prêteur. Elle ne correspond pas à un transfert de propriété.
Le propriétaire conserve donc son patrimoine immobilier, sous réserve naturellement de respecter ses obligations au titre du financement.
L’âge peut rendre l’accès au crédit bancaire traditionnel plus complexe, notamment en raison de la durée du financement ou du coût de l’assurance emprunteur.
Pour autant, être âgé de plus de 60 ans ne signifie pas automatiquement qu’il est impossible d’emprunter.
Certaines solutions de financement patrimonial sont spécifiquement étudiées pour des emprunteurs seniors.
Selon le profil et le projet, différentes solutions peuvent être envisagées : prêt hypothécaire amortissable, financement in fine ou encore prêt viager hypothécaire.
Le choix dépend notamment des revenus, de l’âge, du patrimoine immobilier, du montant recherché et de l’objectif poursuivi.
Un financement garanti par une hypothèque entraîne différents frais qu’il convient d’intégrer dans l’analyse du projet.
Selon le montage, il peut notamment comprendre :
Il est donc important de ne pas regarder uniquement le montant de trésorerie obtenu, mais également le coût global du financement et son adéquation avec le projet poursuivi.
Cette solution peut notamment intéresser des propriétaires disposant d’un patrimoine immobilier significatif mais souhaitant éviter de vendre un bien pour financer un nouveau projet.
Elle peut également répondre à certaines situations pour lesquelles les solutions bancaires classiques sont insuffisantes ou peu adaptées.
Pour autant, posséder un bien immobilier ne garantit pas l’obtention d’un financement.
Chaque dossier nécessite une étude individuelle.
Les points essentiels à retenir
La trésorerie hypothécaire permet de transformer une partie de la valeur immobilisée dans un patrimoine immobilier en capacité de financement.
Le propriétaire conserve son bien, tandis qu’une hypothèque vient garantir le financement.
Mais la valeur du patrimoine ne constitue qu’une partie de l’analyse : le montant recherché, les revenus, les charges, l’endettement, l’âge, la nature du projet et les caractéristiques du bien sont également déterminants.
L’objectif n’est donc pas d’emprunter simplement parce qu’un patrimoine existe, mais de construire un financement cohérent avec la situation patrimoniale et financière de l’emprunteur.
Vous souhaitez savoir si votre patrimoine peut permettre de financer un projet ?
Chaque situation patrimoniale est différente.
Une étude préalable permet d’évaluer la valeur du patrimoine mobilisable, le montant de financement envisageable et les solutions susceptibles de correspondre au projet.
Je peux étudier votre situation et vérifier la faisabilité d’un financement adapté à votre patrimoine et à votre projet.
ETUDIER MON PROJET
17/08/2026
Le principe consiste à souscrire un crédit destiné à financer l’acquisition de parts d’une ou plusieurs SCPI éligibles auprès de l’organisme prêteur.
Contrairement à l’acquisition directe d’un bien immobilier, l’investisseur n’achète pas lui-même un appartement ou un immeuble.
Il devient propriétaire de parts d’une société qui détient et gère un patrimoine immobilier.
La société de gestion s’occupe notamment de l’acquisition des actifs, de leur gestion, de la recherche des locataires et de la perception des loyers.
En contrepartie de son investissement, le détenteur de parts peut percevoir des distributions, dont le montant n’est pas garanti et peut évoluer dans le temps.
Selon le profil de l’emprunteur, le projet et les conditions de l’organisme prêteur, un financement de parts de SCPI peut être étudié avec ou sans apport personnel.
L’absence d’apport n'est donc pas nécessairement un obstacle.
L’organisme financier analyse cependant la situation globale de l’emprunteur : revenus, charges, endettement, reste à vivre, patrimoine, âge et capacité à supporter les échéances du crédit.
Certains frais liés à l’opération peuvent également rester à la charge de l’investisseur.
La possibilité de financer l’intégralité de l’acquisition doit donc être appréciée au cas par cas.
Le financement des parts de SCPI s’inscrit généralement dans une logique de moyen ou long terme.
Selon le dossier et les conditions du partenaire financier, la durée peut notamment être étudiée jusqu’à 20 ans.
Une durée plus longue permet généralement de réduire la mensualité du crédit, mais augmente en contrepartie son coût total.
La durée doit donc être choisie en fonction de la situation financière de l’emprunteur, de son âge, de son objectif patrimonial et de l’effort d’épargne qu’il peut supporter.
Le financement de SCPI peut prendre différentes formes.
Le prêt amortissable
Avec un prêt amortissable, chaque mensualité rembourse une partie du capital emprunté ainsi que les intérêts.
Le capital restant dû diminue donc progressivement pendant toute la durée du financement.
Il s’agit du fonctionnement le plus classique.
Le prêt in fine
Pour certains profils patrimoniaux, un financement in fine peut également être étudié.
Pendant la durée du crédit, l’emprunteur paie les intérêts selon les modalités prévues au contrat et le capital est remboursé à l’échéance.
Ce type de montage répond à une logique patrimoniale particulière et nécessite une analyse plus approfondie de la situation de l’investisseur ainsi que des garanties demandées par l’établissement prêteur.
L'une des particularités de ce financement réside dans sa garantie.
Le financement peut être garanti par le nantissement des parts de SCPI financées.
Le nantissement permet à l’organisme prêteur de disposer d’une garantie sur les parts acquises pendant la durée du crédit.
Cela distingue notamment ce financement d’autres solutions nécessitant la prise d’une hypothèque sur un bien immobilier détenu par l’emprunteur.
Selon le dossier, le montant financé et les conditions du prêteur, des garanties complémentaires peuvent néanmoins être demandées.
Non.
Les organismes spécialisés dans le financement de SCPI travaillent généralement avec une sélection de SCPI référencées et éligibles au financement.
Toutes les SCPI disponibles sur le marché ne peuvent donc pas nécessairement être intégrées dans une opération financée à crédit.
La faisabilité du projet dépend à la fois du profil de l’emprunteur et des SCPI envisagées.
Il est donc préférable de vérifier la possibilité de financement avant de finaliser son projet d’investissement.
Le recours à un organisme financier spécialisé ne signifie pas nécessairement qu’il faut transférer ses comptes bancaires.
Dans les solutions que j'étudie, vous conservez votre banque et vos comptes habituels.
Les échéances du financement sont directement prélevées par l’organisme prêteur sur votre compte bancaire.
Il n’est donc pas nécessaire de changer de banque pour mettre en place le financement.
Le principal intérêt du financement à crédit réside dans la possibilité d’utiliser l’effet de levier pour constituer progressivement un patrimoine.
Au lieu de mobiliser immédiatement l’intégralité du capital nécessaire à l’investissement, l’acquisition est financée par le crédit.
Les distributions éventuellement versées par les SCPI peuvent contribuer au financement de l’opération.
Il subsiste cependant généralement un effort d’épargne, correspondant notamment à la différence entre les échéances du crédit, les revenus effectivement perçus et les autres charges ou frais liés à l’investissement.
Cet effort peut évoluer pendant toute la durée du financement.
Une SCPI reste un investissement immobilier comportant des risques.
Le capital investi n’est pas garanti. La valeur des parts peut évoluer à la hausse comme à la baisse.
Les revenus distribués ne sont pas garantis non plus et peuvent notamment varier en fonction du niveau d’occupation des immeubles, des loyers encaissés, des charges et des conditions du marché immobilier.
La liquidité constitue également un point important : la revente des parts n’est pas nécessairement immédiate et dépend de l’existence d’une contrepartie.
Le recours au crédit ajoute par ailleurs un risque supplémentaire.
Les échéances du prêt restent dues même si les revenus distribués par les SCPI diminuent ou sont temporairement interrompus.
L’effort d’épargne supporté par l’investisseur peut donc augmenter.
Avant de réaliser l’opération, il convient de prendre en compte l’ensemble des coûts liés à l’investissement et à son financement.
Ils peuvent notamment comprendre les frais propres à la SCPI, ainsi que les intérêts du crédit, l’assurance emprunteur lorsqu’elle est requise, les frais de dossier et les éventuels frais liés aux garanties.
L’analyse ne doit donc pas se limiter au montant de la mensualité ou au rendement affiché de la SCPI.
Il est nécessaire d’apprécier le coût global de l’opération et sa cohérence avec l'objectif patrimonial poursuivi.
Cette solution peut notamment être étudiée pour des investisseurs souhaitant développer ou diversifier leur patrimoine immobilier sans acquérir directement un nouveau bien.
La décision de financement dépend cependant de nombreux critères : revenus, charges, endettement, patrimoine, âge, situation bancaire, montant demandé, durée souhaitée et caractéristiques des SCPI financées.
Chaque projet nécessite donc une étude personnalisée de sa faisabilité.
L’investissement en SCPI doit généralement être envisagé avec un horizon de détention long.
Le financement à crédit peut constituer un levier intéressant pour développer progressivement son patrimoine, mais il ne transforme pas l’investissement en placement sans risque.
La qualité du projet repose sur l’équilibre entre le montant investi, la durée du crédit, la mensualité, l’effort d’épargne potentiel et la capacité financière de l’investisseur à absorber une évolution défavorable des revenus ou de la valeur des parts.
J’étudie votre situation financière et patrimoniale afin d’évaluer la faisabilité de votre projet et de rechercher une solution de financement adaptée auprès de mes partenaires financiers.
15/08/2026
Le regroupement de crédits, également appelé rachat de crédits, consiste à réunir plusieurs crédits ou dettes en cours au sein d’un nouveau financement unique.
L’objectif est principalement de réorganiser le budget de l’emprunteur en remplaçant plusieurs mensualités par une seule mensualité, calculée sur une nouvelle durée de remboursement.
Selon la situation, le regroupement peut concerner des crédits à la consommation, des prêts personnels, des crédits renouvelables, un crédit automobile ou encore, dans certaines opérations, un crédit immobilier et certaines autres dettes.
La diminution de la mensualité est généralement obtenue grâce à l’allongement de la durée de remboursement. Elle peut donc entraîner une augmentation du coût total du crédit.
Au fil des années, plusieurs financements peuvent s’accumuler et représenter une charge mensuelle importante.
Le regroupement de crédits peut permettre de réorganiser ces engagements autour d’une mensualité unique, davantage adaptée à la situation actuelle de l’emprunteur.
Cette opération peut notamment être envisagée pour retrouver une marge de manœuvre dans son budget, anticiper une baisse de revenus, préparer un passage à la retraite ou simplifier la gestion de plusieurs crédits.
Elle peut également permettre, sous certaines conditions, d’intégrer au nouveau financement une trésorerie destinée à un nouveau projet.
Le regroupement de crédits ne fait toutefois pas disparaître les sommes dues : il s’agit d’un nouveau financement qui rembourse les créanciers concernés et réorganise la dette sur une nouvelle durée.
Selon les établissements prêteurs et la situation de l’emprunteur, différents types de financements peuvent être intégrés à une opération de regroupement.
Il peut notamment s’agir de :
Il n’est pas toujours nécessaire de regrouper l’intégralité des crédits en cours. La structure de l’opération est déterminée en fonction de la situation financière, du projet et des critères de l’établissement prêteur.
Non. Le regroupement de crédits n’est pas réservé aux propriétaires.
Certaines solutions peuvent être accessibles aux locataires ou aux personnes hébergées, tandis que d’autres sont spécifiquement destinées aux propriétaires ou aux accédants à la propriété.
Pour un propriétaire, différentes solutions peuvent être étudiées selon le montant à financer, son patrimoine immobilier, ses revenus et son niveau d’endettement.
Un regroupement peut ainsi être réalisé sans garantie hypothécaire lorsque le dossier et le produit financier le permettent.
Dans d’autres situations, une garantie hypothécaire sur un bien immobilier peut être nécessaire ou permettre d’envisager une opération différente.
Être propriétaire ne signifie donc pas qu’une hypothèque sera systématiquement prise sur le logement.
Le nouvel établissement financier étudie les crédits et les dettes à reprendre ainsi que la situation globale de l’emprunteur.
Le montant du nouveau financement correspond aux sommes nécessaires au remboursement des engagements retenus dans l’opération, auxquelles peuvent s’ajouter certains frais et, lorsque cela est possible, une trésorerie complémentaire.
Une nouvelle durée de remboursement est ensuite déterminée.
En répartissant le remboursement sur une durée plus longue, il est possible de réduire la charge mensuelle consacrée aux crédits.
La mensualité proposée doit toutefois rester cohérente avec les revenus, les charges, la situation familiale et patrimoniale ainsi qu'avec la capacité de remboursement de l’emprunteur.
Non. C’est un point essentiel à comprendre.
Une diminution des mensualités est généralement obtenue par un allongement de la durée de remboursement.
L’emprunteur rembourse alors une somme moins importante chaque mois, mais potentiellement pendant plus longtemps.
Cet allongement, auquel s’ajoutent les intérêts et les différents frais liés à la nouvelle opération, peut entraîner une augmentation du coût total du crédit.
Il est donc important de ne pas comparer uniquement la mensualité avant et après l’opération.
Avant de s’engager, il convient également d’examiner la nouvelle durée, le taux, les frais, le coût total du financement et la situation budgétaire obtenue après l'opération.
Selon le dossier et les critères de l’établissement prêteur, une trésorerie complémentaire peut parfois être intégrée au regroupement de crédits.
Elle peut permettre de financer un projet sans souscrire parallèlement un nouveau crédit : travaux, achat d’un véhicule, dépenses liées au logement ou autre besoin personnel.
Cette trésorerie n’est toutefois pas une somme offerte. Elle est intégrée au nouveau financement et doit être remboursée, avec les intérêts correspondants.
Son montant doit donc rester cohérent avec la situation financière de l’emprunteur et sa capacité de remboursement.
Un regroupement de crédits peut, selon les situations, être réalisé avec ou sans garantie hypothécaire.
Dans un regroupement sans garantie hypothécaire, aucun bien immobilier n’est donné en garantie du nouveau prêt. Cette solution peut concerner différents profils selon les critères de l’établissement prêteur.
Dans un regroupement avec garantie hypothécaire, un bien immobilier appartenant à l’emprunteur est utilisé pour garantir le financement. Une hypothèque est alors inscrite sur le bien.
Le choix du montage dépend notamment de la nature et du montant des crédits à reprendre, de la situation de l’emprunteur, de la valeur de son patrimoine et des critères du prêteur.
La présence d'un patrimoine immobilier peut donc ouvrir différentes possibilités, mais une hypothèque n’est pas systématique.
Chaque demande fait l’objet d’une analyse globale.
L’établissement financier examine notamment :
Pour les opérations assorties d’une garantie hypothécaire, la valeur et les caractéristiques du bien immobilier sont également des éléments importants de l’étude.
L’acceptation du financement reste dans tous les cas soumise aux critères et à la décision de l’établissement prêteur.
Un regroupement de crédits entraîne la mise en place d’un nouveau financement et peut donc générer différents frais.
Selon l’opération, il peut notamment s’agir de frais de dossier, d’éventuelles indemnités liées au remboursement anticipé des anciens crédits, de frais d’intermédiation ou encore du coût d’une assurance lorsqu’elle est souscrite.
Lorsqu’une garantie hypothécaire est nécessaire, des frais supplémentaires liés à la garantie et aux actes peuvent également s’ajouter.
Ces différents éléments doivent être intégrés à l’analyse du coût global de l’opération.
Le regroupement de crédits peut permettre de simplifier la gestion du budget grâce à une mensualité unique et de diminuer la charge mensuelle consacrée au remboursement des crédits.
Il peut également permettre d’adapter les remboursements à une nouvelle situation financière et, dans certains cas, de financer simultanément un nouveau projet.
Mais la diminution de la mensualité ne doit pas masquer les conséquences de l’opération.
Une durée de remboursement plus longue peut augmenter le coût total du crédit.
Il convient également de prendre en compte les frais liés au nouveau financement et, lorsqu’une hypothèque est utilisée, les conséquences liées à la mise en garantie d’un bien immobilier.
L’intérêt d’un regroupement doit donc être apprécié en fonction de l’ensemble de la situation, et pas uniquement à partir de la baisse obtenue sur la mensualité.
Le regroupement de crédits peut être une solution pour réorganiser un budget devenu difficile à équilibrer ou simplement pour adapter ses remboursements à une nouvelle situation.
Il peut concerner des propriétaires comme des non propriétaires et être réalisé, selon les dossiers et les solutions disponibles, avec ou sans garantie hypothécaire.
Mais chaque situation est différente.
Avant toute décision, il est essentiel de comparer la mensualité obtenue, la nouvelle durée de remboursement, le coût total de l’opération, les frais associés et les éventuelles garanties demandées.
Une étude personnalisée permet de déterminer si le regroupement de crédits présente un réel intérêt au regard de la situation financière et des objectifs de l’emprunteur.